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Lorsqu’une femme attend un enfant, elle peut vouloir déterminer la paternité du bébé avant sa naissance. Pour ce faire, elle peut utiliser un test prénatal. Cependant, il existe certaines situations où vous ne pouvez pas effectuer ce test sans mettre en danger votre santé et celle de l’enfant ou tout simplement le test ne pourra pas se faire par manque de précision. Bien entendu, si vous vous trouvez dans l’une de ces situations ou si vous avez des doutes à ce sujet, n’hésitez pas à consulter immédiatement votre médecin !

Qu’est-ce qu’un test ADN prénatal ?

Un test ADN prénatal est une technique non invasive permettant de détecter des informations génétiques chez l’embryon, qui peut être utile pour la recherche de maladies, ou de lien de filiation. Il consiste à prélever un échantillon du liquide amniotique et à l’analyser à l’aide d’un test PCR (réaction en chaîne par polymérase). Elle peut être réalisée dès la huitième semaine de grossesse et fournit des résultats dans les 24 heures.

La procédure se fait en insérant une aiguille dans l’utérus par voie vaginale ou abdominale. L’avantage par rapport à l’amniocentèse est qu’il n’y a pas de risque de fausse couche avec cette méthode, car seules les cellules maternelles sont analysées, et non celles du fœtus directement.

Grâce à l’avancée des techniques d’analyse, il est aujourd’hui possible de faire des recherches avec une simple prise de sang de la mère enceinte. Mais même avec cette nouvelle méthode, certaines situations sont incompatibles avec le test. Vous pouvez tout savoir comment faire le test dans cet article.

Dans quelle situation ne peut-on PAS faire le test ?

  • Fécondation in vitro (FIV)

La fécondation in vitro est une procédure de procréation médicalement assistée qui permet de mettre en relation l’ovule de la mère avec un spermatozoïde du père biologique en laboratoire. Lors d’une FIV, l’échange d’information entre le bébé et la mère est beaucoup plus lent et surtout beaucoup trop tard pour réaliser le test de paternité. De plus, si l’ovocyte appartient à une donneuse, il ne sera tout simplement pas possible d’établir le lien de filiation.

  • Grossesses gémellaires

Une grossesse gémellaire ou multiple est une grossesse avec plusieurs fœtus en développement. Malheureusement, dans ce cas, l’abondance d’information génétique ne permet pas de déterminer avec précision et fiabilité le profil génétique des bébés. Lorsque le laboratoire reçoit un échantillon provenant d’une grossesse multiple, l’analyse n’est tout simplement pas conduite.

  • Grossesse de moins de 7 semaines

Le but de l’analyse et d’extraire assez d’information génétique du fœtus afin de faire une empreinte génétique qui va pouvoir être analysé. Si vous décidez de faire la prise de sang trop tôt, vous prenez le risque que l’échantillon sanguin ne contienne pas assez d’ADN du fœtus pour le test. Dans ce cas, le laboratoire demandera d’envoyer un nouvel échantillon plus tard, vous risquez alors de perdre du temps.

  • Cancer

Lors d’un cancer, la grossesse est autorisée sous surveillance médicale stricte si l’on peut supposer que le fœtus n’est pas affecté par des cellules cancéreuses. Dans cette terrible situation, les traitements et la chimiothérapie ne permettent tout simplement pas au laboratoire de détecter l’ADN du fœtus dans le sang de la mère.

  • L’éclampsie

L’éclampsie ou prééclampsie est une affection caractérisée par une pression artérielle élevée provoquant des convulsions et des gonflements. Encore une situation qui est néfaste au bon déroulement de l’analyse et surtout de l’extraction de l’ADN du fœtus dans le sang. Le trop fort taux de pression artérielle peut-être héréditaire, il est conseillé de bien se renseigner auprès d’un médecin traitant si vous avez aussi cette pathologie.

  • Transfusion sanguine

Si vous avez subi une transfusion sanguine durant la grossesse, alors vous ne pouvez pas faire le test ADN. Tout simplement parce qu’il est présent dans votre sang l’ADN du donneur qui se mélange avec votre ADN et celui du fœtus. Dans ces conditions, il est impossible pour le laboratoire de produire un profil génétique viable pour l’analyse.

  • Greffe de moelle osseuse

Comme pour la transfusion sanguine, il est impossible de faire le test ADN prénatal après une greffe de moelle osseuse. Lorsque vous avez subi cette opération, les cellules greffées vont continuer à produire l’ADN du donneur, qui sera visible par les analyses dans le sang de la mère. Ainsi, à cause de ce surplus d’informations génétiques, aucun test ne pourra être fait avant la naissance du bébé.

  • Transplantation d’organe

Nous avons ici le même problème que lors d’une greffe de moelle osseuse. Les cellules du nouvel organe vont continuer à produire l’ADN du donneur qui sera toujours visible dans le sang durant la grossesse. Les scientifiques ne pourront tout simplement pas faire le test, car imprécis.

N’oubliez pas : si vous vous trouvez dans l’une de ces situations, contactez le laboratoire avant de procéder à un test ADN prénatal, car dans la majorité des cas précédents, le test ne peut pas être réalisé et il est important de conserver votre santé et celle du bébé. Vous devrez ainsi attendre la naissance du bébé.

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